
La maison d'éveil spécialisée propose
des ateliers éducatifs et thérapeutiques à travers le contact médiateur des
animaux familiers, éduqués tout spécialement
pour ces ateliers.
L'animal de compagnie remplit auprès des
enfants en difficultés une médiation, source de sécurité, de substitut ou
d'affectif, d'éponge pour les émotions,
voire de support qui compense la plupart des différences. C'est un allié
de confiance qui aide à se responsabiliser, aux apprentissages et à s'épanouir.
Chaque enfant a son programme
personnalisé avec différentes activités, dirigées par la psychologue
clinicienne-zoothérapeute Melle Aurélie JEAN
de l’Institut Français de Zoothérapie. Ces activités sont basées sur des
objectifs de thérapies par médiation avec l’animal afin de favoriser la communication,
le langage, l’écriture,
la psychomotricité, l'éducation, les relations sociales et l'épanouissement de ces enfants.
C’est encore :
* D’être à l’écoute des
parents, familles et amis de personnes en situation de handicap.
Il s'agit également : d'associer les familles à l’évaluation de leur
situation (verbalisation de leurs difficultés et des insatisfactions générées)
et à la forme de
soutien les concernant (durée, rythme, modalités d’intervention)
De soutenir le rapport aux savoirs et aux apprentissages, accompagner le
soutien scolaire, personnaliser le programme de l’enfant, soutenir des
expériences et
des découvertes, développer une capacité de réflexion et d’introspection
Rythme :
Rythme d’intervention souple et adapté aux besoins de l'enfant (2 à 4 fois par
semaine), couvrant une amplitude de matinée ou d'après-midi sur des
périodes scolaires. Sur des temps non scolaires, des temps adaptés
aux besoins des enfants seront proposés.
Proposition de groupes de parole parents et de réunions avec les familles et leur (s) enfant (s).
Cadre et lieu
d’intervention : La Maison d'Éveil Spécialisée, se situe
en Isère, sur la commune de Velanne, dans
un lieu ressource et aménagé sur 2ha.
Composé d’une équipe de
Professionnelles de la santé et du social.
Effectif maximum : 10 enfants.
Evaluation du Projet
Ces évaluations sont dirigées par Melle Aurélie JEAN.
psychologue clinicienne-zoothérapeute de l'Institut Français de Zoothérapie
Suivi du projet : Échelles d’évaluations, rapport des activités, points
forts, points faibles, synthèse de suivi.
Travailler aux indices de satisfaction à repérer.
Rencontre avec les référents et familles concernés toutes les 5 semaines
minimum
La maison d'éveil spécialisée est composée de :
- une pièce d'éveil et d’activité
- une petite salle de repos, bibliothèque, salle de travail scolaire.
- un bureau d’entretien individuel pour rencontrer enfant ou famille en toute discrétion
- un bureau salle de travail de l’équipe.
· Description des activités
Chaque enfant a son programme personnalisé avec différentes activités
qui sont basées sur des méthodes de médiation afin de favoriser
la communication, le
langage, la lecture, la psychomotricité, l'éducation, les
relations sociales et
l'épanouissement de ces enfants.
Chaque atelier est travaillé de façon transitionnelle sous
forme de jeux, de réflexion, de responsabilisation et toujours à l’aide de la
médiation d’un animal
familier éduqué tout spécialement.
Sur les 2
hectares de terrain, on y trouve : Chiens, ânes, poneys, chèvres des Pyrénées et
du Poitou, lapins bélier nains, cochons d’inde.
Le chien,
Nous savons que le chien est incontestablement le compagnon de l’être humain
depuis des millénaires. Ils sont devenus, au fil des ans, dépendant l’un de
l’autre.
Utilisé dans les mouvances et les migrations de l’être humain, leur survie
dépendait de la chasse qu’ils allaient exécuter ensemble tout au long de ces
migrations.
Le chien est probablement l’animal qui se prête le mieux et se substitue le
plus facilement et le plus souvent aux besoins de domination des personnes
frustrées,
coléreuses, agressives, rejetées, insécurisées, mais aussi abandonnées,
maltraitées, exclues.
Le chien utilise un langage codé que j’ai pu apprendre, analyser et reproduire
dans les travaux de recherche que je fais avec mes chiens aussi bien en élevage
que lors de mes expéditions en Arctique. Ces études et ce langage m’ont permis
de travailler la zoothérapie avec des personnes handicapées mentales, mais
également avec des personnes en recherche de mieux être. En étudiant le langage
et la hiérarchie au sein de ma meute de chiens polaires, j’ai pu me rendre
compte que l’on pouvait tirer un maximum d’information pour développer des
programmes de zoothérapie pour les personnes atteintes de stress, d’anxiété, de
troubles de comportement. Seules les approches diffèrent.
Le poney. C’est l’animal de prédilection pour la monte de jeunes enfants. Sa petite stature, maximum 1m 48, rassure. Pour les enfants handicapés il est le complice idéal pour leur permettre de s’épanouir, de se sécuriser. Il joue, comme le cheval, un rôle très important dans l’orientation de l’agressivité et la provocation chez certains handicapés mentaux. A nouveau, le zoothérapeute a également un rôle très important à jouer. C’est le résultat de ces trois pôles, enfant + animal + zoothérapeute, qui crée le dialogue duquel va surgir l’émotion et les relations sociales futures.
L’âne. Rustique, doué d’une très bonne résistance, endurant, infatigable, il est le partenaire idéal pour l’enfant en général et d’autant plus pour les enfants handicapés mentaux. Très doux, calme, docile et résistant, il est capable d’encaisser la rudesse de l’enfant sans crainte. Son regard ne dégage aucune agressivité. L’âne aide les enfants en difficultés, les apaise. On pourra très bien envisager, dans un programme avec des ânes, des randonnées d’une journée au début, voire de plusieurs jours par la suite. On peut aussi prévoir des activités avec des chevaux de traits. Le zoothérapeute coordonne toutes les activités entre l’enfant et l’animal.La chèvre des Pyrénées. D’un tempérament familier elle se prête bien à un travail de médiateur auprès de jeunes autistes et trisomiques ainsi que pour des jeunes en difficultés. En choisissant une chèvre à poils longs, comme la chèvre du Poitou ou des Pyrénées, nous pouvons ainsi travailler la psychomotricité et le mouvement. La chèvre, nourrie au biberon et éduquée dans un cadre de jeunes enfants, il sera très facile de la rendre responsable dans un programme de zoothérapie.
Le lapin nain et le cochon d’inde. Un des grands bénéfices de la thérapie est le toucher de l’animal possédant une fourrure sous forme de pelage à poils courts ou longs. C’est un antidépresseur. Il est prouvé qu’en caressant la fourrure d’un animal le stress, l’anxiété, le rythme cardiaque baissent. La personne s’apaise d’elle-même et son agressivité, son insécurité, sa peur diminuent. Ce toucher devient réconfortant pour la personne. Elle peut s’épanouir plus ouvertement, avec sécurité et calme. Le toucher peut aussi favoriser l’amusement, les rires, l’envie de parler, de se confier. Notamment pour les personnes anxieuses, intraverties. Parler à un animal abaisse votre rythme cardiaque. Parler à une personne augmente votre rythme cardiaque.
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